mercredi 18 mai 2011

Nobel : l'académicienne Birgitta Trotzig est décédée

Entre existentialisme et catholicisme...


C'est à l'âge de 81 ans que l'auteure Birgitta Trotzig, membre de l'académie Nobel, décernant les prix éponymes dans le domaine de la littérature, s'est éteinte. L'Académie suédoise vient de diffuser un communiqué faisant état de la mort, dans la nuit du samedi 14 mai de cette écrivaine.
Dans son œuvre, Birgitta Trotzig fait état de deux grandes interrogations, sur le mal et la religion - une vingtaine de romans, souligne l'AFP, dans lesquels l'existentialisme tient une part prépondérante. Une orientation littéraire à laquelle elle a su apporter des notes d'espoirs et de tragique, expliquant à l'Express : « La littérature est le seul rite qui soit encore porteur de sens. Si j'écris, c'est pour me préparer à la mort. »
Publiée aux éditions du Serpent à Plumes, Corti, ou encore plus massivement chez Gallimard, Birgitta Trotzig avait fait paraître son premier ouvrage en 1951, avant, quatre années plus tard de se convertir au catholicisme, religion particulièrement discrète en Suède.
« Mais sa conversion n'a en aucun cas entraîné des chants de joie baignés de lumière : ses livres ont continué à tourner autour du grand vide, l'absence de Dieu », souligne l'Académie Nobel, citée par l'AFP.
Depuis 1993, elle siégeait à l'Académie Nobel, succédant à son poste à Per Olof Sundman. Un de ses pairs à l'académie, Per Wästberg, la décrit comme une personnalité à part. « Elle avait une individualité très forte, elle était vraiment différente des autres. »
Culpabilité et libération comptaient parmi ses thèmes de prédilection, dans une langue teintée de religion, qui la différenciait nettement des anarchistes et de la gauche de 68, en Suède.
Cécile Mazin



Sources : ActuaLitté et Electre – 16 mai 201

mardi 10 mai 2011

"De la poésie avant toute chose !" avec le Bibliobus de Hannu

Des ateliers d’écriture de haïku en 6e primaire

Cinq artistes, cinq classes de 6e primaire… une exposition !
Une merveilleuse aventure qui débute par un atelier d’écriture autour du haïku. 
Le haïku est un court poème d’origine japonaise.  S’inspirant de la nature et des saisons, il capture l’instant.  Tendresse, humour, silence, émerveillement, telles sont les composantes principales du haïku.
Les élèves de Grand-Hallet, Lens-Saint-Rémy, Meeffe-Ambresin, Moxhe et Thisnes se sont transformés en apprentis poètes, l’espace d’une matinée.  Au départ d’une image, ils ont composé leur propre haïku, laissant libre cours à leur imagination. 
A l’issue de cet atelier, les élèves ont illustré leur production.  Chaque classe a accueilli un artiste qui a initié les enfants à ses propres techniques et les a guidés sur le chemin de la créativité. 
Cette exposition est le résultat de ces journées enrichissantes.
 
 
Informations pratiques :
Dates :
exposition accessible du 20 mai au 24 juin 2011
Vernissage :
vendredi 27 mai, à 19h30
Lieu :
Centre de Lecture publique de Hannut  rue de Landen, 43 4280 Hannut
Heures d’ouverture :
Lundi  9h00-13h00 ; Mercredi  9h00-13h00 et 14h00-18h00 ; Jeudi 14h00-18h00 ; Vendredi  14h00-18h00 ; samedi 9h00-13h00
Gratuité
Renseignements :

lundi 9 mai 2011

"Le phénomène San-Antonio. Hénaurme !" à la Bibliothèque communale de Libramont-Chevigny

Monsieur Philippe Greisch, Député provincial en charge des Affaires culturelles de la Province de Luxembourg, a le plaisir, avec la ville de Libramont et celle de Sedan, de vous inviter à la conférence de


 Dominique Jeannerod 
« Le phénomène San-Antonio. Hénaurme ! »


le jeudi 19 mai à 20h à la Médiathèque de Sedan et le vendredi 20 à 20h à la Bibliothèque communale de Libramont-Chevigny.


 
Renseignements :
  • Cabinet P. Greisch, Rue Netzer, 19 - B-6700 ARLON
    Tél. : 063 21 26 90 / Fax : 063 21 26 93
    secretariat.greisch@province.luxembourg.be
  • Elise Louppe (Bibliothèque provinciale) : 084 31 53 90
  • Bibliothèque de Libramont-Chevigny : 061 23 34 80
  • Sedan : mediatheque@ville-sedan.fr
Participation gratuite mais réservation souhaitée.

vendredi 6 mai 2011

Les Lettres numériques

L’évolution technologique des métiers du livre sous forme de blog et de lettre d'information


Lettres numériques, le courrier hebdomadaire du Service général des Lettres et du Livre du Ministère de la Communauté française traitant l’évolution technologique des métiers du livre, dispose depuis le 29 avril d’un blog.
Vous pourrez désormais :
  • retrouver les informations publiées dans les précédents numéros,
  • les sélectionner en fonction de la catégorie professionnelle à laquelle vous appartenez,
  • effectuer une recherche « plein texte » pour retrouver un document, une adresse, une information…
N’hésitez pas à recommander Lettresnumeriques.be à tous ceux que la question intéresse, il leur suffira de s’inscrire en ligne pour recevoir régulièrement nos informations.
Si vous souhaitez faire connaître des activités en lien avec le livre numérique (articles, rencontres, blogs, innovations, créations…) ?
Adressez un courriel à vdanna.num@gmail.com ou aux personnes-relais de l’administration selon le sujet traité :

mardi 3 mai 2011

Le Goncourt de la nouvelle récompense « Tout passe » de Bernard Comment

Neuf méditations transcendantales...


Le Prix du Goncourt de la nouvelle 2011 a été attribué à l'unanimité à Bernard Comment, pour « Tout passe » (Bourgois, 2011). Six recueils avaient été sélectionnés.
« Tout passe » est un recueil de neuf nouvelles. Les personnages donnent un point de vue très différent de leur manière d'être au monde et les rapports qu'ils entretiennent avec les autres.
Tous sont reliés par la même méditation métaphysique, déjà sous-jacente dans « Triptyque d'un ongle » : comment s'articulent la vie et la mort ? Au moment de mourir, que reste-t-il de la vie ? Que faut-il léguer à la postérité ? Une vieille dame s'interroge sur ses secrets, un veuf sur ses richesses, un fils sur son père, un écrivain sur ses brouillons, un homme sur un fantôme, un couple sur son existence.
D'autres nouvelles sont davantage ancrées dans l'actualité : un entraîneur abandonne son équipe, un lecteur de livres électroniques est surpris par une panne, un personnage est victime d'une fausse annonce. La solitude de ces personnages permet de faire émerger des pensées existentielles ; comme écrit Spinoza, dans « l'Éthique », « l'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie. » (1677)
L'esprit Goncourt
Les dix membres du jury du Goncourt, Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Régis Debray, Françoise Mallet-Joris, Robert Sabatier, Patrick Rambaud, Bernard Pivot, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun et Didier Decoin, ont récompensé un auteur reconnu.
Né en 1960, Bernard Comment a déjà écrit seize ouvrages et reçu six récompenses. Il est Officier des Arts et des Lettres, écrivain, éditeur, responsable de la fiction sur France Culture, scénariste et président de la Commission Roman du Centre National du Livre.
Or, à sa création en 1896, le Prix Goncourt ne devait-il pas « assurer la vie matérielle à un certain nombre de littérateurs » et récompenser « la jeunesse » ? Tout passe...
Aurélie Vasseur

Bernard Comment, né à Porrentury (Suisse), a fait ses études à Genève avant de passer quatre ans à Florence, entre 1985 et 1990. Trois ans plus tard, il retourne en Italie comme pensionnaire à la Villa Médicis. Auteur d'une dizaine de livres, traducteur d'Antonio Tabucchi, scénariste de quatre films avec Alain Tanner, il dirige depuis 1999 le domaine de la fiction à France Culture. Il a consacré un essai à « Roland Barthes, vers le Neutre » (1999), un autre au « XIXe siècle des panoramas » (1993). Ses romans, « L'Ombre de mémoire » (1990), « Florence, retours » (1994) et « Le Colloque des bustes » (2000) ont paru chez Christian Bourgois avant d'être édités en livre de poche (Folio).

Les cinq autres recueils sélectionnés :


Sources : ActuaLitté et Électre - 3 mai 2011